La piste 14 de l'album
Sans Les Mains, non listée sur la pochette, commence
environ une minute après la dernière chanson. Elle n'est évidemment pas chantée
par Edouard. Les utilisateurs de Mac auront reconnu la voix de
Victoria, la bimbo
virtuelle et anglophone qui répète docilement tout ce qu'on lui demande.
Le titre de la chanson est
Postlude - contrairement aux préludes et aux interludes-
à cause du scénario dont elle s'inspire :
Dans un futur post-apocalyptique, sur la planète ZRG67Xb, le bar
Chez Korg bat
son plein. Sur la petite scène installée près des toilettes thermonucléaires, un
groupe d'extra-terrestres désabusés et probablement sous l'emprise de la nouvelle
substance MTE v1.0, s'adonnent à une jam-session délirante.
Tout à coup, à la stupeur générale, une superbe créature alien humanoïde (genre
la cantatrice du cinquième élément) s'avance vers le micro et sussure un poème
écrit dans le système solaire au début du XXIème siécle :
L'oiseau doit quitter sa cage
Partir, c'est mourir un peu
Je te souhaite un bon voyage
Ne m'oublie pas dans les cieux
Adieu, douce gazelle
Maudit soit ce jour perfide
Où je dois faire ma vaisselle
Et le frigidaire est vide
A quoi bon, le téléphone,
Le fax et aussi l'internet
Les factures s'additionnent
Aimer à distance est bête
Tu seras toujours la même
Dans mon brumeux souvenir
Et dans les yeux de ceux que j'aime
Partir, c'est un peu mourir
Je vais aller me servir
Une vodka, peut-être deux
Boire, c'est un peu partir
Partir, c'est mourir un peu